• La proposition de médiation du Gouvernement

    Quelle est la proposition du Gouvernement (source: Trends - Le Soir - Milquet) ?

    Le texte est

    à télécharger ici

    En matière de rémunération, on garde l'augmentation maximale de 0,3%.

    •  Préavis 
     A partir du 01/01/2012 (dans l'accord initial pour 2014), pour les ouvriers, on appliquera un coefficient de 1,15 soit, pour un ouvrier avec cinq ans d'ancienneté, une augmentation d'environ 8,5 jours.
     
    "Pour les employés percevant un salaire annuel jusqu'à  36.604 brut euros (en 2011), rien ne change. On applique un coefficient de 1 et le calcul est toujours de trois mois par tranche de cinq ans de travail.
     
    Pour les employés avec un salaire au-dessus de ce montant, on applique un coefficient de 0,97 et on change le système général, à savoir un mois de préavis par année de travail. Ce changement de système était déjà prévu dans l'AIP. A partir du 1er janvier 2014, on appliquera un coefficient de 0,94, sauf si les partenaires sociaux se mettent d'accord d'ici là sur un coefficient différent.
     
    Pour les employés avec un salaire au-dessus de 60.700 (non indexé), la durée du préavis peut être négociée lors de la conclusion du contrat.
     
    De plus, l'accord prévoit que le préavis minimum pour les employés auxquels on appliquera le changement de système et le coefficient de 0,97 % reste malgré tout de trois mois. Donc, pour un employé licencié après deux ans, le préavis reste de trois mois.
    Enfin,l'accord prévoit  une exonération d'impôt pour les deux premières semaines de préavis pour tous les travailleurs dont le salaire est inférieur à 61.070 euros, y compris pour les anciens contrats.
     
    • Mesures anticrise
     
    "L'accord pérennise les mesures anticrises (chômage économique des employés, prime de crise en cas de licenciement et allocation de chômage plus élevée pour chômage temporaire des ouvriers). Il n'y a dorénavant plus de date limite à ces mesures."
     
    La prime de crise sera de 1.666 euros jusqu'au 31 décembre 2011. Elle sera modulée en fonction de l'ancienneté à partir de 2012 : 1.250 (moins de 5 ans), 2.500 euros (entre 5 et 10 ans) et 3.710 euros (plus de 10 ans).
     
    La proposition de médiation prévoit également une augmentation de 120 euros du salaire minimum, qui est actuellement de 1.415 euros. Cette augmentation se fera via une diminution d'impôt ou des cotisations sociales.
     
    D'autre part, comme dans le projet d'AIP, on maintient la prolongation des conventions en matière de prépension et d'intervention dans les frais de transport.
     
    Enfin, pour ce qui concerne la liaison au bien-être, l'AIP prévoyait de n'utiliser que 60 % de l'enveloppe. Le nouvel accord prévoit une utilisation des 40 % restants pour les pensions, les invalides et les accidents de travail, après avis du Conseil national de l'emploi. Le montant global de l'enveloppe «bien-être» est de 262 millions d’euros en 2011 et de 497 millions d’euros en 2012."

    Leterme rencontrera séparément les partenaires sociauxce lundi: "Le chef du gouvernement fédéral rencontrera en matinée les trois syndicats interprofessionnels à tour de rôle. Sur l'heure de midi, ce sera le tour des organisations patronales..." (La Libre)

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  • Commentaires

    1
    keon
    Dimanche 13 Février 2011 à 15:59

    Et bien, je viens de lire le projet de médiation proposé par le gourvernement....

    J'ai vraiment l'impression que l'on essaye de nous faire manger des frites réchauffées.

    S'il est vrai qu'il est honorable de libérer 100 millions d'euros pour remonter les pensions et le salaire minimum en exonérant une partie des impôts, je ne peux constater que le gouvernement a trouvé bien plus d'argent pour les banques, sans parler du fait que les sociétés renouent très bien avec les bénéfices (elles ne sont pas loin d'avoir des marges à deux chiffres parfois).

    Donc, je suis pour dire que le gouvernement n'a toujours pas compris ce qui est demandé.

    Nous voulons que l'austérité soit payée par les personnes qui sont à l'origine de la crise et pas par les travailleurs qui ont déjà bien payés par des pertes d'emplois massives ou par le chômage économique.

    Nous voulons une harmonisation vers le haut et il faut que les grosses entreprises mettent la main à la poche.

    Je comprends que le syndicat des employeurs (FEB) ne soit pas d'accord avec ça, mais nous les travailleurs et les syndicats des travailleurs, nous sommes bien décidés à faire valoir notre point de vue.

    Est-ce que la FEB va appeler à la grève des pauvres employeurs ???

    J'aimerais bien voir ça !

    Mais je pense qu'ils sont bien trop soucieux de garder le précieux bénéfices et de faire grandir leurs rentes sans trop se préoccuper des travailleurs.

    Bien à vous.

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